Montesquiou a publié dix-huit volumes de poésie, vingt-trois œuvres critiques, deux romans et trois biographies. Ses trois volumes de souvenirs ont été imprimés après son décès.
Les Hortensias bleus, Charpentier et Fasquelle, 1896 (couverture ornée d’un dessin de Paul César Helleu )
Les Perles rouges : 93 sonnets historiques, Charpentier et Fasquelle, 1899, dédié à Maurice Lobre ( 2e édition illustrée de quatre eaux-fortes d’ Albert Besnard ). LXXXIII lu par Charlotte Simonot :
Les Paons, Charpentier et Fasquelle, 1901 (couverture illustrée d’un dessin par René Lalique )
Prières de tous : huit dizaines d’un chapelet rythmique, Paris, La Maison du Livre, 1902 (illustrée de dessins de Madeleine Lemaire )
Calendrier Robert de Montesquiou pour 1903 (couverture illustrée d’un portrait de Montesquiou avec chauves-souris dorées, et orné à chaque page d’un vol de chauves-souris, tiré en or ou en bleu)
Calendrier Robert de Montesquiou 1904 (édition illustrée de dessins)
Passiflora, Paris, éditions de L’Abbaye, 1907 (couverture illustrée d’un dessin par Montesquiou)
Les Paroles diaprées. Cent dédicaces, Richard, 1910
Les Paroles diaprées. Nouvelle série de dédicaces, Richard, 1912
Les Offrandes blessées : élégies guerrières, Paris, Edward Sansot, 1915 ( 3e édition ornée d’un frontispice d’après Ingres)
Nouvelles Offrandes blessées , La Maison du livre, 1915 (frontispice par Henri Gervex )
Offrande coloniale, 1915
Sabliers et lacrymatoires : élégies guerrières et humaines, Sansot, 1917 (frontispice d’après Auguste Rodin )
Un moment du pleur éternel : offrandes innommées, Sansot, 1919 (frontispice d’ Aubrey Beardsley )
Les Quarante Bergères : portraits satiriques, Paris, La Librairie de France, 1925 (publication posthume, avec frontispice d’Aubrey Beardsley et lettrines gravées sur bois par Carrera Llano-Florez, né en 1889)
Essais
Félicité : étude sur la poésie de Marceline Desbordes-Valmore, suivie d’un essai de classification de ses motifs d’inspiration, Paris Alphonse Lemerre, 1894 (ornée d’un portrait de Mme Valmore d’après Devéria )
Alice et Aline, une peinture de Théodore Chassériau, Charpentier et Fasquelle, 1898
Musée rétrospectif de la classe 90 (parfumerie, matières premières, matériel, procédés et produits) à l’Exposition universelle internationale de 1900, Paris, Belin Frères, 1900
Le Chancelier des fleurs : douze stations d’amitié, La Maison du livre, 1907
La Divine Comtesse : étude d’après Madame de La Castiglione, Paris, Maison Goupil, 1913
L’Agonie de Paul Verlaine (1890-1896), Paris, M. Escoffier, 1923
Théâtre
Mikhaïl. Mystère en quatre scènes, en vers, d’après Tolstoï, 1901
Mémoires
Les Pas effacés, en trois volumes, Émile-Paul Frères, 1923 ; réédition aux Éditions du Sandre, 2007.
Selon son biographe Antoine Bertrand, aucun détail précis connu pourrait instiller le doute sur la véracité des événements rapportés par Robert de Montesquiou. Craignant au demeurant de susciter ce genre de réactions et prévenant les contestations (attendues !), celui-ci, au contraire, prend soin de les étayer sur des documents fiables, souvent des correspondances datées dont la transcription, comme on peut le vérifier, est fidèle aux lettres originales – un souci peu commun dans le genre autobiographique. Il est plus difficile de se prononcer en ce qui concerne les récits des anecdotes de la vie quotidienne dont aucun document tiers ne confirme l’authenticité et qui restent entachés comme tout récit personnel de subjectivité, mais du moins laissent-ils entendre la vérité de Montesquiou.
Correspondances
Robert de Montesquiou, 1855-1921 : d’un siècle à l’autre, correspondance éditée par Ralph Brauner, Paris, Vitrines d’archives, l’Association des amis des archives, 2014
M. Proust – R. de Montesquiou. Correspondance, préface de Mathilde Bertrand, Paris, éditions Rivages, coll. « Rivages Poche Petite Bibliothèque », 2019